Les mauvaises personnes

J’ai vu quelques fois l’immondice revêtir un masque,
Le jeu des “comme tout le monde” ne voulant dire “personne”,
Et les langues se délier derrière des dents prêtes à mordre,
Par médisance, dans le reflet d’un miroir trompeur
Enfoncer leurs crocs ardents dans l’idéalisé,
Le rêvé, l’inachevé,
Hurler avec velléité, victime d’une atroce vacuité d’existence ; d’un esprit mort dans un corps en vie,
Esquinté par cette habitude, d’abhorrer ceux qui luttent encore
La bouche ainsi ensanglantée, une douleur lancinante accompagne l’aiguille,
Celle qui pique, qui crève la peau et plante
Sa pointe de fer dans le creux des bouches
Tire des fils invisibles,
Qui clôturent les médisances macabres,
Abîment les sourires factices,
Mais laisse le sang couler pour les purifier

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