Le songe d’un ennui d’été


Ce qui m’a frappé en premier, dans la demeure de la famille Merle, c’est cet arbre ; un magnifique citronnier aux couleurs éclatantes, campé à quelques pas du portail. Il faut dire qu’il est idéalement placé, assez loin du voisinage pour décourager les petits voleurs de fruits, et assez près de la route pour se laisser admirer.
A l’heure où j’écris ces lignes, son feuillage est entièrement recouvert de sphères jaunes et acidulées, et ces incroyables couleurs contrastent avec la tonalité sombre des murs de la pièce où je suis enfermé.
Oh, je ne suis pas captif, sinon de ma propre volonté. La vie est plus amusante, d’un point de vue externe, et c’est aussi une manière de vivre une centaine d’existences.
Dans la société actuelle, la plupart des individus me qualifieraient sans doute de voyeur, mais je n’aime pas beaucoup ce terme… Je ne trouve pas d’excitation particulière à épier mes voisins, et toute la psychologie du docteur Freud ne suffirait pas à établir un lien quelconque avec une perversion instinctive. Non. Mon point de vue est purement divertissant, et un peu scientifique, aussi.
J’observe la famille Merle depuis assez longtemps maintenant, pour que l’on me reproche un caprice extravagant. Je sais tout d’eux, ils ne savent rien de moi ; ils ignorent mon existence mais moi, je connais la leur par cœur.
Dans un coin sombre de ma chambre, par cette petite lucarne, je regarde leur vie défiler. Des années que je contemple ce citronnier, et les sphères jaunes disparaître, et réapparaître, et disparaître de nouveau… des années que ses couleurs s’affadissent au rythme du temps, des années que les feuilles de l’arbre tombent, malades, et menacent mon anonymat.
Bientôt, le citronnier sera dépourvu de vie, et ils découvriront la mienne.
En attendant, la famille Merle existe par mon simple regard et j’ai, au fil de ces années, donné naissance à une communauté insolite, un groupe de personne qui pourrait passer, aux premiers abords, pour de simples citoyens. J’en ai décidé autrement.
Tout d’abord, je trouve leur nom de famille poétique, joyeux, et il sonne bien mieux que mon propre nom. Le bourdonnement de leurs discussions enjouées et les éclats de rires qui résonnent souvent, lorsqu’ils sont attablés dehors, au soleil, rappellent effectivement l’effervescence d’un petit merle.
Dans un second temps, la ponctualité avec laquelle ils organisent leur quotidien m’épate souvent. Oui… Il n’y a pas plus ponctuelle que la famille Merle. L’heure du réveil, l’heure des repas, l’heure de la sieste, l’heure du coucher… Sans parler d’une rectitude stricte au profit du travail, de l’école et des informations télévisées.
En somme, tout ce que peut être la famille Merle est plus ou moins l’équivalent de la famille lambda qu’abrite chaque foyer du Sud de la France.
Avec le temps, j’ai appris à m’aligner sur leur mode de vie ; je me lève à la même heure que Cornélia Merle – dont j’aurai l’occasion de reparler plus tard, dans mon récit – et me couche exactement au même moment qu’Alfonse Merle, son mari. Je prends mes repas près de la fenêtre, sans jamais quitter les leurs du regard ; le plus souvent, ils se composent de nourriture équilibrée, d’un stéréotype basique qu’encouragent la plupart des publicités : assortiments de crudités, boîtes de conserve, œufs industriels, volaille, fromages frais et desserts bons marchés… Oui, je vois bien l’influence de la société dans leur manière de vivre ; une télévision constamment en marche, dissimulée derrière un rideau, de là où je suis, et une multitude d’appareils électroniques que manient du moins les plus jeunes, tout au long de la journée.
Je me soucis bien peu de cette influence ; la mienne seule importe. L’observation constante, non-consentante, comme l’idée d’une introspection impersonnelle, me permettant de faire vivre cette famille… voilà mon but.
Je suis persuadé que la famille Merle ne peut exister sans moi.
D’un point de vue purement philosophique, le fait de retranscrire ces lignes remet déjà en cause son existence ; me croirez-vous si je vous affirmais que c’est moi, et moi seul, qui leur ait donné la vie ? Non, bien sûr. Les agissements de chaque personne, le caractère de tout individu, l’inéluctable ligne du destin, toutes ces choses incontrôlables dont la vie-même nous a doté, bon grès mal grès, ne sont pas susceptibles d’être engendrées par une seule personne.
Pourtant, mon récit pourrait remettre cette opinion en question, à la seule condition de n’être jamais découvert.
Dans ma contemplation quotidienne, tout est autorisé ; les jumelles par exemple, qui fournissent un rendu optimal à mon regard, et me permettent de constater chaque détail, comme si j’y étais, comme si… j’assistais à une représentation théâtrale, sans aucun artifice.
C’est à peu près la même chose ; assister à une pièce de théâtre revient à découvrir l’Homme d’un point de vue totalement externe, à concevoir ce qui peut être moral chez l’individu, ou ce qui ne l’est pas. Ici, c’est plutôt l’inverse ; la famille Merle n’est pas uniquement le reflet de la société, elle est son essence-même, elle ne revendique aucun message, sur les planches de leur cuisine d’été. Non, Cornélia Merle, bien loin d’être une Lady Macbeth en puissance, se conduit de manière respectable avec ses invités, et je ne l’ai pas encore vue déambuler dans la demeure en robe de chambre, au beau milieu de la nuit.
Puisque j’évoque la maitresse de maison, il m’est nécessaire d’en dire un peu plus sur ce personnage, suivant ce que j’ai pu en apprendre tout au long de mon observation : Cornélia est une dame d’environ soixante ans, ni trop grande, ni trop énergique. Ses occupations se concentrent sur l’immense jardin, dont je ne vois que la moitié depuis ma fenêtre, et sur une cuisine dans laquelle elle met autant de cœur que de motivation. Faire plaisir, voilà ce qui importe à Cornélia. Elle ne parle pas beaucoup, sauf quand ses enfants sont présents, et son opulente chevelure argentée tombe en cascade sur ses épaules, et lui donne l’air d’une vieille fée.
Son mari, Alfonse Merle, n’est pas plus extraordinaire que la plupart des individus du coin ; il n’est pas vraiment grand, lui non plus, et à peine plus épais que moi. Il se situe dans la même tranche d’âge que Cornélia, et ce qui pourrait le caractériser un peu plus de l’individu lambda serait sans doute ce chapeau rond qu’il ne quitte jamais, excepté pour dormir.
Le couple vit seul, dans cette jolie demeure aux murs aussi jaunes que les citrons de l’arbre. Parfois, en particulier lors de la période des vacances scolaires comme en ce moment, Alfonse et Cornélia reçoivent leurs enfants. De nouveaux personnages s’ajoutent alors au foisonnement de mon imagination ; il y a Michel Merle, le fils ainé, informaticien et célibataire endurcit, dont je crois utile de souligner qu’il est en conflit avec son père. Puis Héléna Merle, sa sœur, douce et sage créature d’une trentaine d’années, possédant tout comme Cornélia cet instinct maternel exacerbé qui lui permet de gérer les conflits familiaux avec un recul probe. Sa fille, une toute petite personne à la crinière blonde et au visage poupin, est d’une candeur qui engage souvent les adultes à s’extasier, sans pour autant la considérer.
Le spectateur, ou le lecteur, en sait maintenant autant que moi ; décors et personnages posés, il est maintenant temps de crier « action ! ». C’est ce qui intéresse aussi une personne telle que moi ; quelqu’un qui observe plus qu’il ne vit, une sorte de metteur en scène, tapi dans l’ombre, qui guette le déroulement d’un acte, d’une vie. Je suis comme l’oiseau fouineur qui, lassé de l’obscurité du nid, se voit attiré par l’éclat jaune des citrons éparpillés dans l’arbre…
Comme dans toutes les tragédies, le dilemme initial serait la source du déclin ; aujourd’hui, le seul dilemme consiste pour Cornélia à choisir entre ; servir la tourte aux noix, ou les farcis aux champignons. Je la vois hésiter, depuis ma fenêtre ; elle se tient devant le comptoir de la cuisine et considère les deux gros plats qu’elle a préparés. Au dehors, la table s’impatiente ; les Merle sont tous réunis, ils piaillent et s’insurgent de la lenteur de leur hôte :
« Pourquoi ne pas servir les deux, Cornélia ? »
J’hésite encore sur l’attribution de cette suggestion en examinant, à l’aide de mes jumelles, chaque membre de la famille assis à table. Il est impossible que Michel ou Héléna aient pu déclarer cette phrase car, cela va de soi, ils auraient utilisé le doux et affectueux nom de « maman ». De même pour la petite, qui n’aurait même pas pu concevoir une telle pensée. Je décide donc d’attribuer cette phrase à Alfonse.
Distribuer les dialogues est une de mes principales occupations ; comme je ne suis pas placé trop près d’eux, je ne peux entendre leurs discussions convenablement. En fait, je n’entends qu’un bourdonnement, la plupart du temps, depuis l’endroit où je me trouve. Un agréable bourdonnement qui favorise mon sommeil, souvent, à l’heure de la sieste… Cornélia et Héléna débarrassent habituellement la table, après le repas, tandis que les deux hommes vont s’allonger dans un transat, sans s’adresser la parole. La mère et la fille jacassent alors, doucement, et à défaut d’entendre leurs paroles, je les imagine. Ainsi, j’imite leurs voix, je répète après elles ce que je crois distinguer, à l’instar d’un perroquet.
« Les résultats de mes élèves sont incroyables, cette année. » disait Héléna.
Je savais qu’elle exerçait le métier de professeur des écoles, car je la voyais souvent corriger des copies, dans la soirée, attablée seule sous le citronnier. Je connaissais même le prénom de son chouchou, Junior, à qui elle mettait souvent de très bonnes notes au stylo rouge, avec un sourire satisfait.
« C’est parce qu’ils ont une excellente institutrice. » renchérissait Cornélia.
Et elles piaillaient encore, les deux Merle, jusqu’à ce qu’Alfonse ne réclame le calme. Ça, je l’entendais clairement ; la voix du vieillard lorsqu’il était agacé n’était pas difficile à ignorer, et c’est précisément ce qui m’avait poussé à lui attribuer la suggestion précédente.
Cornélia, pressée par son mari et par moi-même, décide effectivement d’amener les deux plats à table, non sans peine. Son fils ne prend pas la peine de l’aider, d’ailleurs, et les reproches du père ne transparaissent qu’à travers son regard noir.
La table est impeccablement dressée, avec une jolie nappe fleurie, d’un jaune criard qu’Alfonse déteste. Michel, lui, adore cette nappe, c’est un cadeau qu’il avait lui-même offert à sa mère, deux ans auparavant… Peut-être était-ce la raison de la querelle perpétuelle entre le père et le fils ?
Cornélia s’assoit, finalement, après avoir déposé les lourds plateaux au centre de la table. Les deux hôtes sont disposés chacun en bout de table, et leurs enfants se tiennent à leurs côtés ; Michel auprès de sa mère, et à côté de sa sœur, et celle-ci à côté d’Alfonse, tandis que la petite batifole dans l’herbe, un peu plus loin, invisible. Le point de vue est adéquat, depuis ma fenêtre ; ils me font tous face, et l’éclat du soleil les empêchent de considérer le bâtiment lugubre dans lequel je suis prostré.
Le chapeau d’Alfonse penche un peu sur le côté, et il regarde son fils avec agacement :
« J’imagine que Michel aurait pu t’aider, au moins. » marmonne-t-il à l’adresse de Cornélia.
Celle-ci lève les yeux, fourchette en l’air, mais Michel répond, indirectement :
« Tu peux dire à papa qu’il aurait pu lui aussi faire un effort. »
Mes jumelles vont de l’un à l’autre, et les deux femmes restent silencieuses. C’est typiquement ce genre de situation qui rend les choses plus difficiles pour moi ; comment établir un dialogue indirect entre deux personnes qui ne se parle pas ? Je m’efforce de parfaire la voix d’Alfonse qui lui-même imite la voix de Michel qui refuse de lui parler !
« Papa n’est pas une boniche.
— Maman non plus, pas vrai maman ? » et le regard aviaire de Michel brille d’agacement en considérant Cornélia.
Héléna ne dit rien ; sa douceur l’empêche de prendre parti, mais elle en a assez, au fond, de toutes ces histoires.
« Allons, dit Cornélia. Je vais amener le reste. »
Et voilà qu’elle se lève pour emporter les plats, à peine consommés, et apporter les autres. Eternel sujet de dispute qu’occasionne chaque repas de famille. Aujourd’hui plus que jamais.
Il est déjà midi dix.
D’habitude, la famille Merle déjeune à midi pile. C’est peut-être ce qui avait agacé Alfonse, après tout…
Le déroulement du repas dissipe légèrement la mauvaise humeur ambiante, et la petite court encore dans le jardin, ignorant les douces demandes de sa mère qui la prie de venir à table.
Héléna se lasse pourtant, pendant quelques temps ; l’alléchante assiette dressée avec soin devant elle lui fait oublier ses soucis, et tout le reste.
Je regarde ma montre, sans lâcher mes jumelles ; bientôt treize heures, et les Merle n’en sont qu’au plat principal. L’heure de la sieste allait être décalée, c’était inévitable.
Je sens moi aussi le sommeil me gagner, mais il n’est pas encore temps pour moi de fermer les yeux… pas temps qu’Alfonse Merle ne le ferait pas. Le babillage de la petite me tient éveillé, un peu comme eux, je présume. Ils ne se pressent pas de manger, et regardent la gamine courir, rire, et faire quelques acrobaties dans lesquelles elle met autant de soin que Cornélia dans sa cuisine.
« Regardez, je suis un âne ! » disait-elle en utilisant ses petites mains en guise d’oreilles.
Mais personne ne l’écoute, et tous regardent avec inertie le centre de la table ; la volaille trop cuite se fait déjà envahir par les mouches.
Je crois que c’est à partir de là, que tout est devenu différent. Ou bien était-ce après ?
Cornélia s’était remise à rire, elle plaisantait avec Michel, tandis qu’Héléna servait à boire à Alfonse. Tout était bien, pourtant. De mon point de vue, je ne voyais que trop bien l’allégresse générale, je riais moi aussi à leurs blagues, j’étais ému de leurs aventures, qu’ils racontaient avec mélancolie et je respectais l’estime un peu trop grande qu’ils avaient l’un pour l’autre. C’était uniquement d’un point de vue affectif.
Moi, en tant que spectateur, en tant que voyeur, qui étais-je pour les juger ?
Je savais qu’Alfonse préférait le vin rosé au vin rouge, qu’Héléna avait un tic nerveux qui l’obligeait à tortiller une mèche de ses cheveux, et que Michel fumait beaucoup trop. Seule Cornélia pouvait être irréprochable à mes yeux ; incarnant à merveille cette matriarche solennelle, cette déesse pure… mais elle avait cette espèce d’indécision bégayante qui l’empêchait de faire des choix, et qui occasionnait ainsi une querelle à chaque fois que tous se retrouvaient.
Les mouches n’y étaient pour rien dans le changement qui résulta de la suite ; c’était en fait cette feuille, la feuille du citronnier tombée en plein milieu de la table, durant le repas.
Oui, c’était ça. Cette feuille était la cause du bouleversement qui suivit.
Elle ne dérangea rien, en apparence, mais Cornélia leva simplement les yeux pour constater que le citronnier dépérissait, et ce simple regard l’amena à voir au-delà de tout ce qu’elle avait pu constater jusqu’à présent.
Les mouches se baladaient sur la cuisse roussie de la volaille, comme si elles en avaient pris possession, et Alfonse se décida à ramener le plat dans la cuisine.
Je le perdis de vue durant un moment, assez longtemps pour entendre son fils lui crier :
« Amène le dessert ! »
L’acte final.
Alfonse avait fait tomber son chapeau, au passage, et la petite en profita pour y trouver un nouvel amusement. Héléna cependant, qui s’était épuisée la veille à corriger des copies, et à coller pour la première fois un zéro expéditif à Junior, lui adressa une réprobation que j’eus moi-même du mal à répéter :
« Assieds-toi, maintenant ! Et ne bouge plus ! »
La petite s’était immobilisée, chapeau à la main, et considérait sa mère d’un regard nouveau. Celle-ci ne daignant pas lui accorder un coup d’œil, la petite chercha l’aide du côté de sa grand-mère, mais Cornélia demeurait impassible. Elle n’avait pas quitté la feuille des yeux, depuis que celle-ci s’était décrochée de l’arbre pour tomber au milieu de la nappe fleurie. On aurait dit qu’elle avait vu un fantôme, là, en plein milieu du banquet.
Treize heures et une minute.
S’en était fini pour la sieste, désormais. Alfonse amenait le dessert, et je remarquai que sans son chapeau, il ressemblait à s’y méprendre à tous ces petits vieillards ordinaires qui pullulent dans les rues au lever du soleil. Le sommet de son crâne, tavelé et bosselé, ressemblait un peu à la peau d’un citron.
Cornélia ne parlait plus, même en présence de ses enfants, et la douce Héléna jetait des regards acerbes à la petite qui ne riait plus. Michel ne trouvait pas son briquet, et il suspectait déjà son père de le lui avoir dérobé. Peut-être s’était-t-il vengé de la disparition de son chapeau ? Moi, je pouvais le voir avec mes jumelles, abandonné dans l’herbe à quelques pas de lui…
Les quiproquos sont de mise, au théâtre, autant que les hostilités familiales, les dilemmes et les histoires d’amour. J’aurai pu décrire l’histoire d’amour de ce vieux couple dont je suis les moindres faits et gestes depuis longtemps maintenant, c’est une jolie histoire. A quoi bon, pourtant, si elle ne tend pas à clore une tragédie ? Se concentrer sur l’actuel, sur l’instant T, là est le but du voyeur que je suis. Capturer le moment, sans craindre d’être découvert, et imaginer qu’une telle famille puisse se dégrader.
Par mon simple regard, ma simple imagination, la famille Merle, cette bonne et heureuse famille, peut passer d’un statut éminent à un statut médiocre. Il suffit juste de se représenter leur quotidien, d’imaginer chaque parole, un peu comme ces jeux innocents d’enfants créatifs qui consistent à retranscrire la parole d’autrui en la déformant.
Comment savoir, au fond ? Les mots peuvent tromper, les gestes ne le peuvent pas. Utilisés à bon escient, par un homme lassé d’une existence insipide, et vous montez ainsi la plus belle scène théâtrale, grandeur nature, que l’Homme ait pu concevoir. A savoir si l’écriture ment, vous ne pouvez compter que sur ma propre parole pour trouver la réponse. Si je vous certifie que mon récit est authentique, vous hésiterez.
Cependant, si la petite me fait à nouveau signe, à travers la brèche qu’offrent désormais les branches du citronnier, mon existence seule sera remise en question.

8 thoughts on “Le songe d’un ennui d’été”

  1. Wow ! Mais alors wow ! Cette nouvelle est sûrement ma préférée parmi celles que j’ai lues jusque là. Extrêmement bien écrite, un brin poétique, avec une précision dans les descriptions à en faire rager plus d’un. ^^
    Je te félicite, c’était vraiment excellent !

    1. *____*
      Tu me fais extrêmement plaisir !
      Je suis ravie qu’elle soit ta préférée, et je te remercie pour les compliments, c’est adorable de ta part 😀
      Encore merci pour tes lectures <3

  2. Bon je profite de ma pause pour venir te lire 😀

    Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas un grand fan des récits réalistes à la base. Mais avec celui-là, avec sa petite touche de poésie onirique (AAAAAAAH ONIRISME MON AMOUUUUUR), ça passe tellement crème 😀

    En fait, pour être plus exact, même si la lassitude du personnage principal se ressent par la multiplication des adjectifs pour rallonger les phrases et faire ralentir le temps (parce qu’en vrai, il se passe une heure grand max dans le temps du récit x) ) Ça permet tout de même d’apprécier le jeu que tu crées avec tes mots et c’est très cool :3

    Je comprends que pour certains ce soit leur récit préféré de toi (même si je préfère « à bout de souffle » niark niark) parce qu’il nous laisse apprécier ta plus grande qualité : ta plume et la manière dont tu joues avec les mots, pour notre plus grand plaisir ^^

    Hâte de te retrouver pour de prochains récits 😀

    1. Ohhh mon chapelier 😀
      Je suis ravie de t’avoir conquis, et ton analyse sur le temps est hyper pertinente :3 c’est totalement vrai. Merci pour ta lecture et ton commentaire, qui me font énormément plaisir.
      Je pense que l’onirisme sauvera en effet le monde 😀 à bientôt !

    1. Comme quoi les radiateurs peuvent engendrer de belles rencontres, ne jamais les sous estimer, même lorsqu’ils sont antiques.
      Ton commentaire me fait très, très plaisir en tout cas :3 ravie de t’avoir conquis avec ce blog ! A bientôt 🙂

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